L’IA, vraiment une opportunité ?

En raison d’un sommet international ayant eu lieu tout récemment, chacun, c’est bien normal, y va de son analyse sur l’IA.

Je ne vais pas déroger à cet usage, car il semble bien que cela nous bouscule tous fortement. Les correcteurs et autres traducteurs se retrouvant souvent en posture de corriger ce que l’IA aura pondu.

Ceci fait suite à ma publication à ce propos que vous pouvez retrouver ici :
https://lamarchedesmots.com/cette-bonne-vieille-intelligence-artificielle-lia/

Je précise que « IA » ne nécessite nullement de majuscules, je n’en ai mis que pour ne pas créer de confusion dans la lecture.

 

La ministre de la Culture parle d’opportunité. Ça alors !!! Oui, peut-être et encore, mais pour qui ?

Difficile d’entendre cela à l’heure où les acteurs concernés, qu’ils soient économiques ou non, sont en train de se demander comment ils vont pouvoir résister, se retourner, rebondir. Au prix du sacrifice de l’investissement de formation professionnelle.

On parle, bien entendu, entre mille autres, de droit à l’image, de la propriété des œuvres en général qui seront créées sur la base d’autres qui seront, sans vergogne, venues enrichir la base de données de la Bête.

On dénigre ainsi, avec cette « opportunité », le droit à l’existence d’artistes photographes, peintres ou créateurs de contenus, de tout ce que les IA peuvent, sans aucune réelle valeur ajoutée, « inventer ». Ce n’est qu’une approche, complémentaire de celle envisageant une forme de contrôle au travers de cet outil.

Je vous laisse prendre connaissance de cet article paru dans ce journal indépendant, « Reporterre », et en citerai la conclusion   https://reporterre.net/Ruee-sur-l-intelligence-artificielle-une-dangereuse-illusion-au-service-de-la-Big-Tech

« Avec l’IA et leurs capitalisations boursières impressionnantes, ces acteurs acquièrent un pouvoir considérable, économique mais aussi politique », dit Jean-Gabriel Ganascia, professeur à Sorbonne Université, à Paris, et chercheur en intelligence artificielle. « Ils ont l’ambition de démanteler l’État pour y substituer une nouvelle féodalité via leur pouvoir technologique et cette promesse que tous les problèmes seront solubles dans l’IA. »